TechniqueDécapage de sol
Retirer cires, vernis et résidus pour repartir d’un support sain.

Décapage intégral des cires anciennes et protection respirante pour retrouver la teinte d’origine des carreaux.
Tomettes hexagonales rouge sombre, carreaux de terre cuite carrés, carreaux de ciment aux motifs colorés, grès cérame plus récent : ces sols racontent l’histoire des maisons. Dans les appartements anciens de Grenoble comme dans les maisons de village du Grésivaudan ou du Voironnais, on les découvre souvent sous un lino, une moquette ou des décennies de cire teintée qui les ont assombris.
La terre cuite est une matière poreuse : elle boit l’eau, les graisses et les produits d’entretien. Les cires appliquées couche après couche finissent par former une croûte brune et collante qui fixe la poussière. Les carreaux de ciment, eux, se ternissent et voient leurs couleurs s’éteindre sous l’encrassement.
Nous restaurons ces sols en commençant par un décapage intégral des vieilles cires, jusqu’à retrouver la teinte naturelle du carreau. Viennent ensuite, selon le matériau, un léger ponçage, le nettoyage des joints et une protection adaptée : imprégnation, huile, cire neuve ou finition plus résistante selon l’usage de la pièce.
Faites glisser le curseur pour comparer une tomette encrassée par les cires et la même surface après décapage et protection.



Une tomette cirée pendant des décennies porte parfois une dizaine de couches superposées, souvent teintées en rouge pour raviver la couleur. Tant que ces couches restent, aucune protection neuve ne peut pénétrer correctement : elle se pose sur l’ancienne cire et prolonge l’encrassement.
Nous appliquons un décapant adapté à la terre cuite, laissons agir, puis brossons à la machine et aspirons les résidus. L’opération est répétée autant que nécessaire, en insistant sur les bords et les angles où la cire s’accumule. Un rinçage soigneux neutralise ensuite le support. La terre cuite retrouve alors sa teinte d’origine, plus claire et plus nuancée qu’on ne l’imaginait. Notre article enlever la vieille cire des tomettes détaille cette étape.
Les sols carrelés ne se traitent pas tous de la même manière. Voici comment nous abordons chacun.
Très poreuses, elles réclament un décapage complet puis une imprégnation qui ferme les pores. Un léger ponçage peut uniformiser les carreaux usés ou ébréchés. La finition se choisit entre un aspect naturel mat et une cire neuve plus satinée.
Leurs motifs sont teintés dans l’épaisseur de la couche supérieure. Un ponçage doux ravive les couleurs et efface les taches de surface, puis une protection hydrofuge et oléofuge limite les marques. Leur couche décorative impose un travail mesuré.
Peu poreux, il s’encrasse surtout en surface et dans les joints. Un nettoyage technique en profondeur, adapté à sa texture mate ou structurée, lui rend son aspect d’origine. Les joints sont dégraissés et ravivent la lecture du calepinage.
Dans les salles de bains et les cuisines anciennes, mosaïques et faïences retrouvent leur éclat après un détartrage doux et un nettoyage des joints, complétés si besoin d’une protection.
Nous identifions le matériau, estimons le nombre de couches de cire et repérons les carreaux fendus ou descellés. Un test de décapage sur une petite zone montre la teinte réelle du sol.
Les cires et encaustiques sont dissoutes et retirées à la machine, en plusieurs passages si nécessaire. Les plinthes et les menuiseries sont protégées pendant toute l’opération.
Un ponçage léger peut uniformiser la surface. Les joints friables sont grattés et refaits, les carreaux descellés recollés.
La terre cuite doit sécher à cœur avant d’être protégée. Nous respectons ce temps, qui varie selon la saison et la ventilation de la pièce.
Une imprégnation hydrofuge et oléofuge est appliquée, suivie si vous le souhaitez d’une cire neuve ou d’une huile. Nous vous remettons les consignes d’entretien.

Le carreau de ciment est fabriqué par pressage : une couche d’usure colorée, composée de ciment et de pigments, repose sur une base plus grossière. Ses motifs géométriques ou floraux font le charme des entrées et des cuisines anciennes. Avec le temps, ils se voilent, se tachent et perdent leur contraste.
Nous commençons par un nettoyage profond, puis un ponçage très progressif qui ravive les pigments en surface. L’épaisseur de la couche décorative guide le travail. Une protection pénétrante, éventuellement suivie d’une cire de finition, protège ensuite les couleurs des taches de cuisine et de l’eau. Le bâti grenoblois, marqué par la tradition du ciment, recèle encore de beaux sols de ce type.
Posée sur terre-plein dans une maison ancienne, la terre cuite échange l’humidité avec le sol. C’est pourquoi nous privilégions des protections qui la laissent respirer : un film étanche emprisonnerait l’humidité et finirait par blanchir. En hiver, le sel rapporté dans les entrées peut laisser des traces blanches sur les carreaux poreux ; un rinçage à l’eau claire suffit le plus souvent.
Au quotidien, un savon doux au pH neutre suffit. Les produits gras ou les cires appliquées trop souvent recréent à terme l’encrassement que l’on vient d’éliminer. Mieux vaut une cire très fine de temps en temps, ou un entretien régulier adapté à la protection choisie.
Le prix d’une rénovation de tomettes dépend de la surface, du nombre de couches de cire à retirer, de l’état des joints, des carreaux à recoller et de la finition. Le devis gratuit est réalisé sur place, après un test de décapage.
TechniqueRetirer cires, vernis et résidus pour repartir d’un support sain.
ProtectionProtéger les matériaux poreux de l’eau et des graisses.
SuiviGarder un sol restauré dans son meilleur état.
Très souvent, oui. La couleur sombre vient généralement de l’accumulation de cires teintées et de la saleté qu’elles ont fixée, pas de la terre cuite elle-même. Un décapage intégral révèle la teinte naturelle du carreau, souvent plus claire et plus nuancée. Un test sur une petite zone, lors de la visite, permet de vous montrer le résultat attendu avant de lancer le chantier.
Il faut d’abord retirer le lino puis la colle ou le ragréage qui le maintenaient. Ces résidus se décapent et se poncent légèrement. Nous vérifions ensuite l’état des carreaux et des joints, remplaçons ou recollons ceux qui bougent, puis appliquons une protection. Beaucoup de sols ainsi redécouverts retrouvent un très bel aspect après restauration.
Oui, avec mesure. Leur motif est coloré dans l’épaisseur de la couche supérieure : un ponçage doux et progressif ravive les couleurs et efface les taches superficielles. Nous évaluons l’usure lors de la visite pour doser l’intervention. Une protection hydrofuge et oléofuge termine le travail et rend le sol plus facile à entretenir.
La base est une imprégnation hydrofuge et oléofuge qui ferme les pores tout en laissant respirer le carreau. Vous pouvez la laisser telle quelle pour un aspect naturel mat, ou ajouter une cire fine pour un lustre satiné traditionnel. Dans une cuisine très sollicitée, une finition plus résistante peut être envisagée. Nous vous conseillons selon l’usage de la pièce.
Ce voile blanc provient souvent de sels qui migrent avec l’humidité du support et cristallisent en surface, ou d’une ancienne cire qui a emprisonné l’humidité. Dans les entrées, le sel de déneigement peut aussi en être la cause. Un nettoyage adapté, un séchage complet et une protection respirante permettent généralement de régler le problème.
La durée dépend surtout du nombre de couches de cire à retirer et du temps de séchage de la terre cuite, qui varie selon la saison et la ventilation. Une pièce courante demande en général plusieurs jours entre le décapage et la protection finale. Nous vous indiquons un calendrier précis dans le devis, après le test réalisé lors de la visite.
Nous restaurons tomettes et carreaux anciens dans les communes suivantes.
Tomettes, terre cuite ou carreaux de ciment : nous réalisons un test de décapage lors de la visite et vous remettons un devis gratuit. Appelez le 07 65 81 71 18.